Leptospirose en Martinique : pourquoi la lutte contre les rats est essentielle

Publié le : 15 Août 2026
Dernière modification : 15 Août 2026

En Martinique, la leptospirose reste un véritable enjeu de santé publique. En 2025, 69 cas ont été rapportés à l’Agence Régionale de Santé, contre 39 en 2024. Deux personnes sont décédées. Derrière cette maladie potentiellement grave se trouve notamment un animal très présent dans notre environnement : le rat. Comprendre les risques et limiter la présence des rongeurs autour des habitations et des locaux professionnels fait donc partie des mesures de prévention essentielles. (Découvrir le Bilan Santé publique France)

69 cas de leptospirose recensés en Martinique en 2025

Selon le bilan publié en août 2026 par Santé publique France, 69 cas probables ou confirmés de leptospirose ont été rapportés en Martinique en 2025, soit un taux d'incidence estimé à 19 cas pour 100 000 habitants. (Santé publique France)

C'est une augmentation importante par rapport à 2024, année durant laquelle 39 cas avaient été notifiés. Santé publique France précise toutefois que cette hausse peut également s'expliquer en partie par une amélioration du signalement de la maladie auprès des autorités sanitaires.

Parmi les données recueillies pour 2025 :

  • 69 cas ont été rapportés ;
  • 20 personnes ont été hospitalisées parmi les 49 cas dont le statut d'hospitalisation était connu ;
  • 3 patients hospitalisés sont passés en réanimation ;
  • 2 personnes sont décédées.

Ces chiffres rappellent que la leptospirose ne doit pas être considérée comme une maladie anodine.

Qu'est-ce que la leptospirose ?

La leptospirose est une maladie bactérienne transmise de l'animal à l'homme.

Les bactéries responsables peuvent être présentes dans les urines d'animaux infectés. L'homme peut notamment être contaminé lorsque sa peau lésée ou ses muqueuses entrent en contact avec de l'eau, de la boue ou de la terre humide contaminée.

Les rongeurs, et particulièrement les rats, constituent l'un des principaux réservoirs de la bactérie.

C'est pourquoi la prévention de la leptospirose ne concerne pas uniquement les activités en rivière ou en milieu naturel : la présence de rats autour d'une maison, d'un jardin, d'un restaurant, d'un entrepôt ou de locaux professionnels constitue également un facteur à prendre au sérieux.

Rats et leptospirose : quel est le lien ?

Un rat infecté peut excréter les bactéries responsables de la leptospirose dans ses urines.

Celles-ci peuvent ensuite contaminer :

  • le sol ;
  • la boue ;
  • des flaques et eaux stagnantes ;
  • des zones humides ;
  • certains objets ou surfaces ;
  • l'environnement immédiat des habitations.

La contamination humaine peut alors intervenir indirectement, notamment lorsque la personne présente une petite plaie ou une écorchure. (HCSP)

Les données martiniquaises de 2025 sont particulièrement parlantes : parmi les 32 patients pour lesquels cette information était disponible, 22 avaient signalé la présence de rongeurs à proximité de leur domicile, soit plus des deux tiers.

Cela ne signifie évidemment pas que la présence d'un rat entraîne automatiquement une contamination. Mais cette donnée confirme l'importance de limiter autant que possible leur présence dans notre environnement.

Pourquoi le risque augmente-t-il pendant la saison des pluies ?

Aux Antilles, la leptospirose connaît généralement une recrudescence pendant la saison humide.

En Martinique, Santé publique France indique que la majorité des infections surviennent autour de la saison des pluies, notamment entre juin et novembre. (Santé publique France)

Les fortes pluies peuvent favoriser :

  • la multiplication des zones humides et boueuses ;
  • les eaux stagnantes ;
  • la dispersion des bactéries éventuellement présentes dans l'environnement ;
  • le déplacement des rongeurs vers les habitations et bâtiments à la recherche d'abris.

Santé publique France recommande donc une vigilance particulière après les épisodes de fortes pluies. (Santé publique France)

Jardinage, agriculture et activités extérieures : des situations à surveiller

Le risque ne concerne pas uniquement les professionnels.

En Martinique, 36 des 69 personnes touchées en 2025 ont déclaré avoir pratiqué au moins une activité considérée comme pouvant les exposer au risque.

Parmi les personnes ayant déclaré une activité privée à risque :

  • près de 6 sur 10 avaient pratiqué du jardinage, de l'agriculture ou de l'élevage ;
  • près d'1 sur 4 avait pratiqué randonnée, canyoning ou trail ;
  • certaines avaient marché pieds nus à l'extérieur.

Une activité aussi banale que nettoyer son jardin après plusieurs jours de pluie peut donc justifier quelques précautions simples.

Comment réduire les risques autour de sa maison ?

La prévention passe notamment par la réduction des conditions favorables à l'installation des rongeurs.

1. Éliminer les sources de nourriture

Évitez de laisser accessibles :

  • restes alimentaires ;
  • nourriture pour animaux ;
  • sacs-poubelles ouverts ;
  • fruits tombés au sol ;
  • aliments stockés dans des emballages facilement accessibles aux rats.

Les poubelles doivent être correctement fermées. (Santé publique France)

2. Éviter les zones servant de refuge aux rats

Un jardin ou une dépendance encombrés offrent de nombreuses cachettes.

Pensez à éliminer régulièrement :

  • cartons ;
  • déchets ;
  • vieux matériaux ;
  • végétation très dense à proximité du bâtiment ;
  • objets abandonnés ou stockés durablement au sol.

3. Identifier les points d'entrée

Un rat peut exploiter des ouvertures relativement petites.

Il est donc important de contrôler :

  • passages de canalisations ;
  • ouvertures dans les murs ;
  • bas de portes ;
  • évacuations ;
  • faux plafonds ;
  • zones techniques et réserves.

4. Se protéger lors des travaux extérieurs

Pour le jardinage, le nettoyage de zones boueuses, le déplacement d'encombrants ou certaines interventions après de fortes pluies, Santé publique France recommande notamment l'utilisation de gants, bottes ou chaussures fermées et autres équipements de protection adaptés. (Santé publique France)

Évitez également de marcher pieds nus dans les zones humides ou boueuses.

Que faire lorsque des rats sont présents ?

Voir occasionnellement un rat ne permet pas toujours d'évaluer l'importance réelle d'une infestation.

D'autres indices doivent également attirer l'attention :

  • déjections ;
  • bruits dans les plafonds ou cloisons ;
  • emballages ou câbles rongés ;
  • traces de passage ;
  • odeurs inhabituelles ;
  • terriers ;
  • nourriture attaquée.

Lorsque la présence de rongeurs devient régulière, une intervention professionnelle permet d'évaluer l'origine du problème, les zones de passage, les sources d'attraction et le niveau d'infestation avant de mettre en place une stratégie de lutte adaptée.

L'objectif ne doit pas être simplement d'éliminer quelques rats visibles. Il faut également comprendre pourquoi ils sont présents et comment empêcher leur retour.

La dératisation fait partie d'une démarche globale de prévention

La dératisation n'est évidemment pas une garantie contre la leptospirose et ne remplace en aucun cas les recommandations des autorités sanitaires.

Elle représente néanmoins l'un des moyens permettant de réduire la présence des principaux réservoirs de la bactérie dans l'environnement humain.

Santé publique France cite d'ailleurs explicitement la dératisation et le contrôle des populations animales parmi les moyens pouvant être mis en œuvre dans la prévention de la leptospirose.

La stratégie la plus efficace consiste donc à associer :

hygiène des espaces + suppression des sources de nourriture + réduction des refuges + protection individuelle + maîtrise des populations de rongeurs.

Quels symptômes doivent alerter ?

La leptospirose peut initialement provoquer des symptômes ressemblant à ceux d'une infection grippale et peut, dans certains cas, évoluer vers des formes graves.

En cas de fièvre ou de symptômes apparaissant après une exposition potentiellement à risque — contact avec des eaux ou sols boueux, jardinage, baignade en eau douce, environnement potentiellement contaminé par des rongeurs — consultez rapidement un professionnel de santé en lui signalant cette exposition. Le ministère de la Santé recommande notamment de signaler au médecin une baignade récente en eau douce en présence de fièvre. (Santé Gouvernement)

En Martinique, prévenir les infestations de rats est aussi une question de santé

Les 69 cas recensés et les deux décès enregistrés en Martinique en 2025 rappellent que les rongeurs ne représentent pas simplement une nuisance pour les habitations ou les entreprises.

En climat tropical, avec une saison des pluies favorable aux environnements humides, la prévention doit être permanente.

Surveiller les signes de présence de rats, supprimer les facteurs qui les attirent et intervenir rapidement en cas d'infestation permet de limiter leur prolifération autour des lieux de vie.

Vous constatez la présence de rats dans votre habitation ou vos locaux professionnels ?

Eco-Traitement intervient en Martinique pour identifier les signes d'infestation, rechercher les zones de passage des rongeurs et mettre en place une solution de dératisation adaptée à la situation.

N'attendez pas qu'une présence occasionnelle se transforme en infestation.

Contactez Eco-Traitement pour demander un diagnostic ou une intervention de dératisation en Martinique.

Sources : Santé publique France – Bilan leptospirose 2025 aux Antilles, publié le 10 août 2026 ; Ministère de la Santé ; Santé publique France.

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